28 mars 2019

87 année 2. Leif GW Persson et " la nuit du 28 février"

Bonjour,

 

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J'ai pris, à la bibliothèque,  deux romans de cet auteur que je ne connaissais pas du tout.

J'ai commencé par celui-ci qui est le premier paru en France mais, après avoir creusé la question, ce n'est pas le premier de l'auteur d'une série mettant en scène un commissaire suédois car il semble que le second que j'ai emprunté a été écrit avant celui-ci même si sa traduction est postérieure.

L'auteur :

Tout d'abord il est né en 1945 en Suède.

Il a été connu en tant que criminologue et a écrit une vingtaine d'essais et d'études.

Mais sa célébrité est due à des romans policiers ayant pour héros le policier Lars Martin Johansson.

Ses romans se rapprochent, selon ce que j'ai lu, de la série dont j'ai parlée il y a peu : les romans qui mettent en scène  Martin Beck et ont été écrit par Maj Sjöwall et Per Wahlöo.

J'ai emprunté ce roman mais aussi " La fête du cochon"

L'histoire :

Un jeune journaliste américain se rend à Stockholm en vue de rédiger un livre. Il se suicide, enfin, ça y ressemble.

Lars Martin Johansson qui est commissaire de police se saisit du dossier et doute du suicide.

Mon avis :

Cela commençait bien avec ce meurtre inexpliqué.

J'ai trouvé amusant l'ambiguité sur le duo qui assiste à la chute du journaliste car c'est écrit de telle manière que l'on pense que c'est un homme âgé et un ado de 13 ans, qui, en plus, y trouve la mort en recevant à l'arrière de la tête la chaussure du suicidé... Mais non il s'agit d'un homme et de son chien.

Puis ça s'est gâté. On passe d'un personnage à l'autre de façon parfois très ( trop ) rapide mais on peut se dire que cela donne de la vicacité au roman.

Ensuite l'auteur use et abuse du décalage entre ce qui est dit et la pensée intime du personnage. ( Je ne sais pas si je m'explique bien)

Par ex on a le dialogue qui est verbalisé puis il y a le "in petto"

Le faire une fois ou deux, pas de souci, mais c'est un usage systématique que j'ai trouvé répétitif puis carrément artificiel...

Ensuite j'ai trouvé ce roman horrible. Aucun des personnages n'a le moindre charme et intérêt. Tous sont soit obsédés sexuels, soit totalement incompétents soit totalement stupides, soit psychopathes ou une part de chacune de ces catégories dans des proportions variables. Cela a rendu ma lecture assez éprouvante, j'ai sans doute besoin de retrouver dans mes romans policiers un personnage pour lequel j'éprouve de la sympathie, du respect, bref un sentiment noble. Bon j'arrête je deviens pompeuse!!

J'ai lu ce livre ( cela m'ennuyait de l'abandonner comme le précédent) mais cela m'a été pénible je dois l'avouer et n'y ai pris aucun plaisir.

Au départ, on a envie de savoir ce qui s'est passé, on passe d'un point de vue à un autre, puis  je me suis ennuyée et j'ai failli m'arrêter, enfin j'ai fini le livre mais je ne l'ai terminé qu'en le lisant en diagonale, c'est honteux non?

Je ne pense pas lire le second livre que j'ai emprunté. Le courage me manque...

Mais comme je le rappelle souvent, notamment avec les livres que je n'ai pas aimé, il faut se faire sa propre idée du roman, d'autant que mon blog a juste pour but de parler de ce que moi j'aime et lis...

A bientôt

 

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12 mars 2019

82 année 2/ Lina Bengtsdotter et " Annabelle"

Bonjour,

 

Aujourd'hui ma fiche de lecture sera consacrée à un roman " Annabelle', premier roman de Lina Bentsdotter, une jeune femme dans la trentaine d'après sa photo et vivant avec sa famille à Stockholm.

J'ai obtenu ce roman lors de l'opération " Masse critique" de Babelio et c'est bien la première fois que je gagne quelque chose. Je remercie ceux qui s'occupent de cette opération, je n'y croyais pas !!

D'un autre coté, je peux acheter mes livres, enfin ceux que je n'emprunte pas... mais ça fait quand même vraiment plaisir, comme un gosse qui a un nouveau joujou!!

Je le précise que ma fiche de lecture n'est pas influencée par le fait d'avoir reçu ce livre même si j'en ai été ravie, je ne vais pas le cacher hi hi!! Je n'en reviens d'ailleurs pas!!

Ma contrepartie est de fournir une critique dans les 30 jours de la réception du roman, ce qui me paraît tout à fait honnête, même si je me sens pas trop à la hauteur !!

 

L'auteur :

Lina Bengtsdotter, dont je n'ai pas trouvé la date de naissance, est une jeune femme qui a grandi à Gullspång, en Suède.

Elle a vécu au Royaume-Uni, en Italie et maintenant à proximité de  Stockholm.

Elle enseigne le suédois et la psychologie. 

Ce roman est son premier roman et il a été fort apprécié en  Suède .

 

L'histoire :

 Annabelle, jeune fille de 17 ans, participe à une fête bien arrosée dans le cadre d'une ancienne épicerie de village. C'est le lieu où se retrouve tous les jeunes de la ville.

Sa mère, Nora,  lui impose de respecter des horaires strictes aussi, malgré ses réticences, Annabelle prend le chemin du retour vers son domicile. Toutefois elle n'arrivera jamais chez elle.

Son père est envoyé à sa recherche à l'épicerie mais personne ne peut lui dire à quel moment sa fille en est repartie, même sa plus proche amie Rebecka.

C'est dans ce contexte que Charlie Lager , jeune trentenaire, est chargée de l'enquête avec son adjoint Anders. Si ce dernier est un jeune papa menant une vie calme auprès de sa femme, Charlie s'alcoolise périodiquement.

Il s'agit là d'une enquête particulière pour Charlie, qui a quitté Güllspäng à l'âge de 14 ans et n'y est jamais retournée alors qu'elle y possède toujours la maison de sa mère.

Le roman mène de front l'enquête policière actuelle, les derniers jours d'Annabelle, l'histoire personnelle de Charlie ainsi que celle plus mystérieuse de deux enfants Rosa et Alice.

Sur place, Charlie retrouve Suzanne, sa meilleure amie à l'époque avec laquelle elle a fait les 400 coups, buvant beaucoup trop malgré leur jeune âge.

L'enquête sur la disparition d'Annabelle montre que cette dernière avait quitté son petit ami et qu'elle semblait avoir une liaison avec un homme plus âgé.

Mon avis :

J'ai été emportée, dès le début du roman, par une intrigue qui m'a tenue en haleine.

J'en suis presque arrivée à remercier la grippe qui m'avait clouée au lit, justifiant ainsi que je me ménage, en lisant jusqu'à plus soif!!

Ce que j'aime dans un roman, c'est l'histoire.  Après on peut apprécier l'écriture, le style mais je ne suis pas prof de littérature et  moi ce que j'aime c'est que l'on me raconte une histoire qui me fait plonger dans une autre dimension. Et là l'objectif est parfaitement rempli. J'avais hâte de savoir ce qui était arrivé à cette jeune fille intelligente mais jouant dangereusement avec le feu.

Bien sûr, élément indissociable de ma lecture est la personnalité de Charlie car on veut la connaître mieux mais aussi comprendre ce qui l'a tant meurtri.  On la suit dans son enquête et dans ses addictions. On s'interroge sur la personnalité fantasque de sa mère.

Quel est le lien avec le drame actuel de la relation fusionnelle de deux enfants Rosa et Alice, qui apparaît en filigrane tout au long  du roman et accroît le mystère.

Autre "personnage" clef du roman: Güllspäng, cette ville oubliée de tous où il n'y a rien pour les jeunes et où ceux-ci n'ont que l'alcool et la drogue pour tout dérivatif.

Que dire de ce roman : il est excellent et là perso, je flippe un peu car cela m'inquiéte de le trouver si bon, pour un peu vous allez penser que l'on m'a achetée. Ce n'est pas le cas, je vous rassure hi hi

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06 mars 2019

80 année 2 / Sjöwall et Wahlöö " les terroristes"

Bonjour,

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Il s'agit ici du dernier volume de la série du Roman d'un crime. Per Wahlöö est décédé juste à la fin du roman et sa femme n'a jamais repris le flambeau.

 

L'histoire :

Martin Beck est appelé comme témoin par un avocat un peu étrange surnommé Pétard. Il s'agit de juger une fragile jeune femme un peu simple qui a pénétré dans une banque avec son bébé et qui est accusée de braquage. La caissière voyant son couteau attaché à sa ceinture dans le dos lui a remis tout l'argent dont elle disposait.

Grâce à Pétard et à la médiocrité de la procédure, Rebecka est remise en liberte et retourne à sa vie précaire avec Camilla dont le père retourné aux USA n'a plus donné signe de vie.

Beck, de son coté, est chargé du meurtre d'un magnat du porno. La réalité de la constitution de la fortune de cet homme est bien sordide...

Beck est  également nommé à la tête d'un commando spécial changé de la protection d'un sénateur en visite officielle en Suède. Il se trouve que Gunvald Larsson avait été envoyé peu de temps auparavant en voyage d'étude dans un port en Amérique du Sud ( je ne sais plus de quel pays mais on y parle portugais, langue maîtrisée par Gunvald) afin d'analyser les procédures de sécurité. Hélas le tout s'était terminé par la mort de la personnalité et la perte d'un superbe costume neuf.

L'épisode de la désignation de Gunvald pour cette mission est d'ailleurs une bon moment de lecture.

La venue du sénateur américain met tout le monde sur les dents mais Gunvald était resté sur les lieux de l'attentat pour se faire refaire un costume mais aussi analyser les différents éléments de celui-ci. Il est persuadé qu'une équipe est impliquée dans plusieurs attentats sur un plan mondial et qu'elle arrive bien avant les visites afin de peaufiner sa technique.

Il a raison car Reinhard Heydt et deux japonais sont en train de monter leurs bombes.

Bref Beck et son équipe maîtrisent la situation mais ce qu'ils n'ont pas prévu, n'était pas en charge de la partie protection rapprochée est la mort du premier ministre assassiné par Rebecka qui vient d'apprendre le suicide du père de sa fille.

Ils arrivent à arrêter les deux japonais mais reste à attraper Reynhard..

Mon avis :

Je suis partagée sur ce dernier roman.

L'intrigue est bonne, entre la triste histoire de Rebecka et de son mari, le meurtre du roi du porno, on constate que la désagrégation de la société suédoise est bien engagée.

Maintenant on tombe quand même dans les clichés avec la personnalité de la jeune femme qui ne comprend pas le fonctionnement de la société et va à la banque chercher ce dont elle a besoin ... cultive ses aliments bios, c'est un peu too much à mon avis.

Moi qui pensait à cette époque que la société suédoise était particulièrement protectrice pour ses ressortissants, manifestement je faisais erreur.

Reste l'affaire du groupe terroriste qui est bien menée.

Ce que j'ai moins aimé est le verbiage qui encombre parfois le roman et de considérations de plus en plus politiques. Ce n'est pas le roman que j'ai apprécié le plus mais il clôt la série.

A bientôt

 

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03 mars 2019

79 année 2/ Sjöwall et Wahlöo " L'assassin de l'agent de police"

Bonjour,

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Je poursuis ma série créée par le couple presque mythique constitué par Maj Sjöwall et Per Wahlöo par ce volume 9 dont je n'ai pas gardé le souvenir me semble-t-il.

C'est curieux,  mais je commence juste à lire les premières pages...

En fait, je reviens sur ce que j'ai dit ou plutôt écrit, je me souviens tout à fait de la trame de ce roman ...

Lors du volume 7, Beck était plutôt mal en point puisqu'il s'était pris une balle en pleine poitrine et avait été ramené  par Kollberg pendant que Gunvall Larsson maîtrisait le forcené au péril de sa vie.

Il a repris le travail dans le volume 8 et est maintenant tout à fait remis.

En lisant, je me dis que le décès de Per Wahlöo juste au moment du volume 10 a été une grande perte...

L'histoire :

Dans ce roman, on assiste, dès les premières pages au meurtre d'une femme d'une petite quarantaine d'années par un homme qu'elle connaît bien. Son assassin dissimule le corps dans un endroit isolé de la région où il l'a emmenée.

Cela se passe dans une petite localité, Anderslöv, sous-section du district de Trelleborg,  au bord de la Baltique à l'extremite sud de la Suède, pas très loin de Malmö.

L'enquete démarre suite à la disparition inexpliquée de cette femme, Sigbrit Märd, qui n'était pas venue rechercher comme prévu le véhicule qu'elle avait laissé en révision chez son garagiste.

Martin Beck, chef de la police criminelle, est appelé à la rescousse par le chef de la police locale, Nöjd, avec lequel l'entente est immédiate.

Le contexte est  particulier car le voisin de Sigbrit n'est autre que Bengtsson Folke.

Là vous vous demandez qui est Folke... mais si vous le connaissez, même si neuf ans ont passé depuis son arrestation...Je vais vous aidez, il s'agit de l'assassin de Roseanna. Il travaillait dans une imprimerie et il a fallu lui tendre un piège pour arriver à l'arrêter.

Bref, neuf ans plus tard ( et même avant) il est libre, il semble que la justice ait trouvé les pièces du dossier assez faibles.

Folke s'est donc installé dans ue maison où il élève des poules et pêche pour faire du hareng fumé qu'il vend à un prix raisonnable.

Le jour de la disparition de Sigbrit,  cette dernière lui avait demandé de lui apporter des oeufs, alors que tous deux se trouvaient à la poste.

Puis un témoin, Signe, assez peu fiable d'ailleurs, indique avoir vu Folke arrêter son camion à hauteur de Sigbrit, sans doute pour lui proposer de la ramener puisqu'elle se trouvait sans véhicule.

Un autre personnage fait également sa réapparition dans ce roman, il s'agit d'une journaliste qui se fait désormais appelé Boman et qui était responsable de la mort de " l'homme qui partit en fumée".

Beck et Kollberg lui donnent un coup de main et des infos car ils se sentent un peu responsables de sa condamnation.

L'enquête n'est pas si simple car Folke ne coopére pas et peu de choses le relie à la victime.

Beck se tourne également vers l'ex-mari de Sigbrit, un capitaine au long cours alcoolique et parfois violent qui n'hésitait pas à frapper sa femme.

Cette enquête se déroule en outre dans un contexte particulier car la police suédoise est détestée par la population en raison de ses violences et de son arbitraire tout en coûtant trois fois plus qu'un policier norvégien ou danois.

Alors que Beck ne souhaite pas arrêter Folke, faute de preuve, il reçoit l'ordre de procéder immédiatement à son interpellation.

La maison et son jardin sont fouillés en vain.

La fouille de la maison de Sigbrit ne donne pas grand chose à l'exception de deux mots signés Kaj et d'un calendrier portant un K de nombreux jeudis pour l'essentiel.

Des randonneurs effectuant le tour d'un lac découvrent un corps enfoui dans une tourbière.

Il n'y a pas beaucoup d'indices à part un morceau de poitrine d'oie fumée laissé sans doute par des randonneurs et un chiffon ramassé par Nöjd.

Certains vêtements sont intacts et d'autres arrachés. Beck en déduit que la victime a enlevé elle-même son chemisier et son manteau laissant supposer qu'elle a suivi son meurtrier de son plein gré.

Kollberg n'apprécie pas de devoir faire cette enquête.

Mais après l'arrestation de Folke, Kollberg est appelé sur une autre enquête dirigée cette fois par Malm, un incapable.

Le chiffon retrouvé sur place donne une nouvelle piste.

 

Mon avis :

Les déméles de Nöjd avec le pseudo témoin Signe, sont trop drôles...

J'ai apprécié de voir revenir au premier plan Boman et Folke.

Ce que j'aime le moins ( je plaisante) c'est tout ces Ö et Ä que je dois écrire à tout moment hi hi!! Il faut reconnaître que les noms ne sont pas faciles à mémoriser!!!

Deux, trois intrigues se mêlent dans cette histoire puisque Beck, au tout début, poursuit un cambrioleur Limpan, puis un policier décéde dans une arrestation et l'un des jeunes en fuite se réfugie chez une amie qui est la compagne de Limpan. La grosse artillerie est mise en place pour arrêter ce tueur de flic mais Kollberg arrive à l'arrêter en douceur avant de démissionner.

Un roman plus vif que les précédents et assez sombre quant à l'analyse des failles de la police suédois et du modèle économique de ce pays qui engendre corruption et pauvreté.

A bientôt

 

 

 

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28 février 2019

78 année 2/ Sjöwall et Wahlöö " La chambre close"

Bonjour,

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Voici maintenant ma fiche de lecture du volume 8 de cette série de romans écrits par Maj Sjöwall et Per Wahlöö.

Désolée j'ai fait une faute d'orthographe dans mes fiches précédentes car il y a deux ö dans le nom de Per...

 

L'histoire :

Nous avions laissé Beck gravement blessé à la fin du volume précédent.

Il est sur le point de reprendre son travail mais, si physiquement il est rétabli, moralement ce n'est pas le top!!

Pour sa reprise, son équipe lui a laissé un dossier de chambre close...

Le roman débute cependant par un braquage de banque réalisé par une femme déguisée.

Le braquage se passe mal car un prof de sport voulant faire du zéle intervient ce qui provoque l'affolement de la jeune femme qui tire et le tue....Elle arrive à s'enfuir et les témoins de sa fuite pensent qu'elle est montée dans une voiture qui l'attendait.

Parallèlement Beck étudie le dossier qui lui a été confié.

Suite à la mort de Kvant, l'agent Kristiansson, toujours aussi paresseux, fait équipe avec Kvastmo. Ce dernier est extrêmement bavard et très excité.

Tous deux sont envoyés dans un immeuble où règne une terrible odeur.

Ils ont énormément de mal à ouvrir la porte du logement qui est tout particulièrement sécurisée ( c'est important hi hi ) . Ils y trouvent un homme mort depuis plusieurs jours et dans un état que l'on peut facilement imaginer. Il s'agit de Svärd, un homme d'une soixantaine d'années, ancien manutentionnaire souffrant du dos et bénéficiant désormais des aides sociales.

La pièce est totalement fermée, fenêtre et store et il y fait une chaleur suffocante.

Le dossier est d'abord classé parmi les accidents ou suicides.

Martin Beck contacte la légiste qui a rédigé un rapport très technique concluant au suicide. Il découvre que l'inspecteur de la criminelle, qui l'a chargée de l'autopsie, lui a demandé de vérifier s'il s'agissait bien d'une suicide. Ayant trouvé une balle proche du coeur, la légiste conclut au suicide, mais la grande question que se pose alors  Martin Beck où se trouve l'arme vu qu'aucune arme à feu n'a été retrouvée près du corps de Svärd...

Bref c'est assez drôle je l'avoue...

Martin reprend l'enquête ...

Il se rend compte qu'il n'y avait aucune arme sous le corps. C'est une première certitude.

Il cherche ensuite à comprendre qui était Svärd et, pour cela, se rend chez son ancienne propriétaire, une certaine Rhea Nielsen...

Cette dernière lui plait beaucoup!!

Il découvre rapidement deux choses : Svärd était radin, pingre même et ensuite il recevait chaque mois une somme à laquelle il ne touchait pas.

Beck soupçonne un chantage.

Parallélement une autre enquête a lieu sur un braquage dans une banque commis par une femme déguisée, mais est on sûr qu'il s'agit d'une femme...

Mon avis :

Cela devient un peu rengaine car je vais encore vous dire que j'ai aimé ce roman.

Mais l'on sent que Martin Beck est désabusé face à l'incurie des policiers qui l'entourent, d'autant qu'il est fragilisé par la blessure qu'il a reçue.

La conversation avec la légiste est amusante mais peut être pas autant que la projection en grande pompe du film du braquage, cela m'a bien faite rire mais je ne veux pas vous raconter tout le roman.

J'ai été morte de rire aussi  lors de la tentative d'arrestation de deux braqueurs.

L'intrigue est de plus en plus dense au fil des romans.

Ce roman est délicieusement immoral mais ça je vous laisse le lire.

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25 février 2019

77 année 2/Sjöwall et Wahlöo " L'abominable homme de Säffle"

Bonjour,

L'abominable

 

Je ne sais même plus où j'en suis dans ma lecture de la série de romans de Maj Sjöwall et de son mari Per Wahlöo.

Après avoir vérifié, il s'agit du tome 7 du roman d'un crime.

Je suis en train de les relire dans l'ordre et je suis toujours aussi bluffée...

Le temps est affreux au moment où je rédige ce post, ce qui fait que je lis beaucoup!!

L'histoire :

L'intrigue est simple et on connaît très vite l'identité du criminel.

Un homme est étendu sur son lit d'hôpital et est assez mal en point. Il pense qu'il est atteint d'un cancer et a peur de mourir.

Il va uriner et, à son retour, la fenêtre de sa chambre est refermée, alors qu'il l'avait laissée ouverte.

Il reconnaît l'homme qui lui fait face mais n'aura guère le temps de réagir puisqu'il est littéralement coupé en deux par la baïonnette qui sert d'arme à son agresseur. Ce dernier s'enfuit.

La victime est le commissaire Nyman originaire de Säffle ce qui lui a valu son surnom d'abominable homme de Säffle.

Il a fait l'objet de nombreuses plaintes pour des faits de violences, qui ont toutes été classées sans suite. L'une des plaintes émane d'un policier dont la femme est morte. Nyman a ruiné sa vie et la ruine encore... engendrant chez l'auteur de l'assassinat une haine de la police.

 

Mon avis :

L'humour est beaucoup moins présent dans ce roman très sombre.

On est frappé, à la lecture de cette série, par l'état de la Suède que décrivent les auteurs. Police violente et dont la responsabilité n'est jamais recherchée, économie privilégiant les plus fortunés et n'hésitant pas à écraser les plus modestes.

Ces romans sont, par certains cotés, incroyablement actuels dans la peinture de la société. C'est  terrifiant.

Je trouve que la série devient presque oppressante, angoissante,  c'est inversement proportionnel à la taille de chaque volume.

Si vous voulez un peu d'humour, je dirais qu'on le trouve dans la réflexion du médecin traitant de la victime qui est content de savoir que Nyman n'allait pas mourir de sa pathologie...

J'ai hâte de poursuivre avec le volume suivant pour savoir comment se remet le commissaire Beck et comment évolue mon préféré Gunvald Larsson!!

A bientôt

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19 février 2019

75 année 2/ Sjöwall et Wahlöo " La voiture de pompiers disparue"

Bonjour,

la voiture de pompiers disparue

 

Le titre du roman se réfère à une histoire dans l'histoire mais n'est pas sans rapport avec le récit principal

La voiture de pompiers disparue est le jouet que l'un des inspecteurs, Rönn, a acheté pour Noël à son fils de 4 ans. Trente centimètres et un prix, semble t-il non négligeable mais cette voiture disparaît mystérieusement pour être retrouvée presqu'à la fin du roman par le commissaire de Malmö qui va participer à notre histoire.

L'histoire :

Un de mes inspecteurs préférés est Gunvald Larsson, un ancien marin devenu flic et pas vraiment apprécié de la brigade criminelle. Il faut reconnaître qu'il est assez particulier...

Martin Beck est contacté car son nom figure sur un papier posé sur la table de nuit d'un homme qui s'est suicidé. Beck ne le connaît pas et rentre chez lui.

La même soirée, une planque a lieu auprès d'un vieil immeuble. La brigade criminelle n'a pas beaucoup de travail en ce moment et Gunvald a été chargé de superviser l'opération  de surveillance  faite à l'instigation de la brigade des vols et recels.

Un de ses agents se trouve sur les lieux et il fait un froid terrible car l'époque est proche de Noël.

Prenant en pitié son agent, Gunvald le relaie pour qu'il aille prendre un café et se réchauffer d'autant que celui qui doit le relever sera en retard de deux heures.

Gunvald monte sur une élévation de terrain afin de mieux voir l'immeuble dans lequel loge outre Malm, une dizaine de personnes.

Alors qu'il observe tranquillement la maison, une flamme et une violente explosion a lieu... Gunvald arrive à sauver, un bébé, un enfant, un couple, bref huit personnes sur les 11 occupants.

Brûlé et en état de choc il est hospitalisé pendant plusieurs jours avec interdiction de visite. Lorsqu'il ré-émerge il apprend que le dossier est classé,  car l'un des morts a tenté de se suicider au gaz et est ainsi à l'origine de l'explosion.

Gunvald refuse cette analyse et profite de ses congés pour reprendre l'enquête bientôt rejoint par Martin Beck qui a des doutes. Doutes étayés par Hjelm, l'expert grincheux et suffisant  de la criminelle qui découvre un ressort lui permettant de penser que le matelas de Malm contenait une bombe incendiaire...

La surveillance de Malm avait pour objectif de retrouver un de ses acolytes, Bertil Olofsson.

A Malmö, deux enfants découvrent une voiture immergée dans le port et à l'intérieur, Per Mansson découvre un corps en mauvais état. Il s'agit de Olofsson...

Mon avis :

C'est un de mes romans préférés car il a beaucoup d'humour.

L'histoire est plutôt noire, elle se déroule dans les bas-fonds avec drogue, vols de voiture, prostitution  et minables tentant de survivre et, en même temps il y a des moments amusants.

Je pense à Rönn arrivant à l'hôpital avec une horrible bouquet de fleurs que Gunvald, homme raffiné malgré sa taille de géant, pense provenir d'un cimetière, ou encore la description de l'affreux chandail de Rönn parti pêcher avec son ami ( étrange duo d'ailleurs) mais le clou est la description par Gunvald de son accoutrement lors de son hospitalisation, entre sa robe de chambre trop petite de plusieurs tailles et des sabots énormes... on l'imagine tout à fait!!

La découverte de la voiture par les enfants est pas mal également...

J'oubliais, la réaction de Hjelm à la réception de plusieurs coups de fil lui demandant d'arrêter ses analyses, puis de les reprendre, de les arrêter et enfin de recommencer, bref ordres et contre-ordres le rendant fou...

J'ai aimé aussi le quiproquo quant au camion de pompiers disparu, Rönn préoccupé par la perte du jouet et Gunvald étant à cent lieux de ce souci mais ne comprenant pas pourquoi la voiture de pompiers avait mis tant de temps pour arriver sur les lieux alors qu'elle était censée être arrivée... la vérité dans les détails.

Vous l'avez compris j'ai adoré.

Mais l'enquête est également passionnante car elle s'oriente, dans un premier temps, vers l'accident, puis l'assassinat de Malm par Olofsson mais il s'avère que celui-ci était déjà mort... et enfin arrive le professionnel, ce qui laisse nos enquêteurs sidérés...

Explosion au début et une fusillade à la fin...avec là aussi un quiproquo qui aurait pu virer au tragique

A lire absolument

A bientôt

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16 février 2019

74 année 2/ Sjöwall et Wahlöo et "Le policier qui rit"

Bonjour,

le policier qui rit

 

Lorsque ce roman est paru la première fois en France, son titre était " le massacre de l'autobus" mais dans la collection " grands détectives" il portait déjà le titre actuel.

Je me souviens que ce roman m'avait fait  une grande impression avec l'histoire de la voiture de pompier disparue, livre que je n'ai pas encore relu.

L'histoire :

C'est assez calme à la brigade criminelle. Martin Beck, sous prétexte de ne pas déranger sa femme, s'installe désormais sur un convertible dans le salon et est ravi de cette semi-liberté qui lui permet de fumer au lit...

Il est appelé sur les lieux d'un drame puisque 8 personnes, passagers et chauffeur d'un bus, sont assassinés. Ils ont été découverts par les deux policiers de choc que sont Kvant et Kristiansson.

Gunnar Larsson arrivé en premier sur les lieux découvre, parmi les victimes, un jeune collègue : Ake Stenström. Ce dernier vit avec une jeune femme, Asa Torell, employée dans une agence de voyage.

Je précise son nom car elle devient ultérieurement policier et on la retrouve dans les autres romans me semble-t-il.

Le première idée des enquêteurs est que cette tuerie est l'oeuvre d'un déséquilibré n'ayant aucun but précis.

Les différents passagers et le chauffeur n'ont aucune zone d'ombre dans leur vie.

Reste un passager non identifié et Ake Stenström. La compagne d'Ake affirme que son compagnon était fort pris par son travail... affirmation étrange lorsque l'on sait que la brigade criminelle était au chomage technique et devait regarder les vieux dossiers. Mais quel dossier étudiait donc  Ake.

Très ambitieux, celui-ci semble avoir choisi un dossier  ancien jamais résolu en 40 ans malgré des investigations poussées notamment sur un véhicule  présent sur les lieux du meurtre et identifié par un témoin comme étant une R 4.

La morte est Teresa Camarao, une femme d'origine portugaise, tombée dans la prostitution. Martin Beck a lui-même repris le dossier à une époque.

Le carnet de Ake, retrouvé chez lui par Asa, porte un nom "Morris".

Le policier avait trouvé manifestement  trouvé une piste nouvelle.

Cette piste semble résulter d'un interrogatoire mené par Ake avec un détenu désormais condamné pour le meurtre de sa femme...

Mon avis :

Un roman prenant et l'on suit les investigations avec beaucoup d'intérêt.

L'histoire se poursuit, on pourrait dire, avec lenteur mais ce n'est pas tout à fait cela. Une enquête dans la vie réelle demande du temps et les policiers ont également leur vie personnelle, partent en vacances, ont des enfants...

Et cet aspect des choses n'existe pas dans les romans policiers habituels. Le détective semble travailler jour et nuit, passionné par sa chasse!

La vie dans la société suédoise est décrite par petites touches et l'on sent une ville qui part à la dérive avec drogue et paumés de tout poil.

Ce que j'aime dans les romans de ces deux auteurs est que les inspecteurs de la criminelle ne sont pas des génies, ce sont des gens normaux, au physique quelconque. Leurs réflexions  qui les amènent à la solution leur font faire parfois des erreurs ou suivre de fausses pistes. Du coup, on se sent vraiment concerné par leur vie et leur enquête. 

Assez curieusement je ne trouve pas que le roman a vieilli.

Enfin si, quelque part il a vieilli car les malfrats ne sont plus aussi corrects que ceux du livres, j'en ai croisés qui m'auraient bien tabassé s'ils l'avaient pu et qui, en tout état de cause m'insultait sans hésiter!!

A bientôt

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13 février 2019

73 année 2/ Maj Sjöwall et Per Wahlöo " l'homme au balcon"

Bonjour,

l'homme au balcon

Aujourd'hui ma fiche de lecture concernera le tome 3 de la série consacrée au commissaire Beck dont le titre est l'homme au balcon.

Les rééditions ont semble t il des préfaces rédigées par des auteurs connus.

L'histoire :

Une petite fille de presque 9 ans est découverte dans un parc de la capitale. Elle a été violée et sa culotte a disparu.

Au même moment un voleur sévit dans le même parc. Il attend longuement avant de choisir ses victimes qu'il agresse violemment.

Une autre fillette est assassinée dans les mêmes circonstances et là aussi sa culotte a disparu... pus une troisième...

Une course contre la montre s'organise afin de retrouver le meurtrier mais aussi le voleur qui peut avoir des informations à donner sur les personnes dans le parc au moment de l'assassinat de la première filette.

Mon avis :

Le roman part d'une histoire vraie.

Mais ces romans du duo Sjöwall et Wahlöo sont un vrai plaisir. Ils ont plus de 40 ans ( je n'ai pas vérifié) mais ils sont toujours d'actualité.

L'écriture est direct sans fioriture, pas d'intrigue sentimentale.

Le roman commence avec la description d'un homme modeste se tenant sur un balcon..

J'ai beaucoup aimé aussi le passage au cours duquel la voisine signale qu'un homme se tient sur le balcon et le quiproquo qui s'en suit avec Gunnar Larsson, un personnage qui apparaît pour la première fois et qui est tout à fait drôle..

J'ai adoré!! Et pourtant c'est le troisième volume que je lis. Je ne me lasse pas

Les policiers ont une vie normale avec des hauts et des bas. On se sent pris par l'intrigue qui, pourtant, n'a pas un rythme trépidant.

Allez je vous dis tout, le violeur finit par être arrêté par les deux policiers les plus bêtes de suède!!

C'est passionnant!!

A bientôt

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10 février 2019

72 année 2/ Maj Sjöwall et Per Wahlöo " L'homme qui partit en fumée"

Bonjour,

 

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Voici finalement ma fiche de lecture sur le tome 2 de la série consacrée au commissaire Beck.

Dans ce roman, ce dernier n'est d'ailleurs pas encore commissaire...

L'histoire :

Beck est ravi car il est le soir même en vacances et part rejoindre son épouse. Celle-ci et les enfants se trouvent depuis un mois sur une ile et profitent de la maison prêtée par un proche. Il fait beau et Beck fera du bateau...

Il est à peine arrivé sur place qu'il est rappelé au travail au grand dam de son épouse. Je précise que le couple ne s'entend plus vraiment et que Mme Beck reproche à son conjoint ses très nombreuses absences dues au travail.

L'enquête qu'il finit par accepter implique qu'il se rende en Hongrie où un journaliste a disparu, il est littéralement parti en fumée... laissant une valise, sa machine à écrire et son passeport.

c'est une enquête un peu bizarre car Martin Beck se trouve seul sur place sans l'aide de son équipe. Petit rappel, on se trouve derrière le rideau de fer.

Et puis c'est un personnage peu sympathique ce journaliste.

Martin Beck retrouve une adresse ou s'est rendue.

la jeune femme qui le reçoit occupe une chambre dans une pension de famille mais elle  assure Martin Beck qu'elle ne le connaît pas. Elle retrouve par hasard Beck et tous deux passent une journée agréable avant que ne le retrouve dans sa chambre et est mise à la porte. Beck se méfie et il a raison car peu de temps après il est victime d'une agression que le major , un policier local arrive à déjouer.

Là Beck découvre que le journaliste était en réalité un trafiquant de drogue, important le haschich en Suéde.

Mon avis :

Un rythme lent et on se demande bien comment Beck va pouvoir se débrouiller seul à Budapest alors qu'il ne parle pas la langue et que les indices sont minces.

J'ai aimé la description de Budapest par petites touches, une sorte de pointillisme comme en peinture.

J'ai été surprise par le fait que le roman n'a pas vraiment vieilli, c'est incroyable!

On se doute de ce qui a pu se passer à un moment de la lecture.

De plus la victime n'est vraiment pas attachante mais c'est justement ce qui est intéressant dans les romans de ce duo car rien n'est tout blanc ou tout noir.

Martin Beck réussit une sorte de tour de force en enquêtant tout seul avec peu d'indices!!

Un petit clin d'oeil au roman précédent puisque Beck envoie une carte postale de Budapest à Ahlberg dont il est devenu l'ami.

Un livre à lire, sans aucun doute même si ce n'a pas été mon préféré de la série.

A bientôt

 

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